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Les gadgets pour déclencher une guerre au bureau

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Firewheel : le pistolet lance élastiques

FireWheel
Ah les élastiques, que de souvenirs ! Souvenez-vous le nombre de blagues (douloureuses) que vous avez pu faire au collège quand vous étiez plus jeune ? Heureusement, vous allez pouvoir redécouvrir ces joies avec le Firewheel.

Il s'agit d'un fusil en plastique doté d'un mécanisme particulier sur lequel on vient fixer des élastiques. Le produit en question propose d'ailleurs plusieurs modes de tir : sniper, rafale, coup par coup. En mode sniper, la poignée pivote d'un demi-tour de façon à venir prendre place entre le coude et le buste du tireur. Une précaution toute inutile, puisque le recul est inexistant sur ce type d'appareil, mais elle permettra sans doute aux plus joueurs d'entre vous de se mettre dans la peau du personnage de leur choix.

Le mode coup par coup s'obtient quant à lui en chargeant plusieurs élastiques sur les différents crans de la roulette arrière, puis en relâchant la gâchette de façon sporadique, de façon à ne pas laisser partir tous les projectiles d'un coup. Le mode rafale (notre préféré ;-)) consiste à laisser la roulette se faire entrainer par la tension du premier élastique afin que tous ceux qui ont été montés sur le fusil le suivent.

Comme on peut le voir dans notre vidéo « présentation et désintégration », ce fusil peut être utile pour « shooter » le Picoo Z d'un adversaire, bien que certains utilisateurs bourrins préfèrent user d'armes non autorisées… Précisons au passage que le Firewheel tire assez fort et il n'est pas conseillé de l'utiliser pour tirer sur quelqu'un à bout portant… même si la tentation est là, essayez de résister ! Si les élastiques partent vite, mais la portée est relativement limitée : sept huit mètres tout au plus, du fait de l'extrême légèreté des projectiles. Les plus acharnés n'hésiteront pas à charger deux, trois, voire quatre élastiques sur la même encoche pour obtenir un regain de puissance au démarrage.



Le Firewheel se révèle impressionnant au premier abord, mais déçoit quelque peu du fait de sa portée limitée. On ne l'utilisera pas pour guerroyer, mais il se prête assez bien à des concours de précision, notamment dans l'optique de toucher plusieurs cibles successivement en mode coup par coup.

Ceux qui ont usé leurs fonds de culotte sur les bancs de l'école savent toutefois qu'une pochette dotée de fermoirs élastiques ou un simple effaceur permettent de réaliser à moindre coût des armes efficaces. Livré avec un volumineux sachet d'élastiques, le Firewheel vous coûtera environ 26 euros.

Picoo Z : 10 grammes de Supercopter

Picoo Z
Vous en aviez rêvé, Silverlit l'a fait : le plus petit hélicoptère radiocommandé du monde, homologué par le Guinness des Records d'après Wikipedia. Non content de jouer les poids plume avec ses 10 grammes et ses 17 centimètres de long, Picoo Z est bien plus économique que les traditionnels avions et hélicos radiocommandés puisqu'il n'est vendu qu'une quarantaine d'euros, voire un peu moins. Forcément, à ce prix, inutile de s'attendre à un appareil de voltige aérienne, mais Picoo Z révèle bien d'agréables surprises.

Il se compose de deux hélices superposées, montées sur un corps en polystyrène contenant deux minuscules moteurs électriques. Le premier met en mouvement la double hélice supérieure, tandis que le second anime le rotor de queue. L'alimentation est assurée par une batterie interne assurant une autonomie comprise entre cinq et dix minutes. La grande originalité de cette batterie est qu'elle se recharge directement sur la télécommande qui accompagne l'hélicoptère. Alimentée par six piles LR6, celle-ci dispose en effet d'un rangement dans lequel on trouve un câble à fiche double connecteur permettant d'alimenter l'appareil. La liaison radio autorise un rayon d'action d'une quinzaine de mètres.

Arrêtons-nous un moment sur les qualités aériennes du Picoo Z. Sur un véritable hélicoptère, il est nécessaire de coordonner les différents éléments mécaniques avec la plus grande précision, de façon à ce que les différents rotors et hélices compensent les perturbations générées par les uns ou les autres tout en permettant au pilote de manœuvrer l'appareil.



Impossible, malheureusement, d'atteindre une telle finesse sur un gadget vendu moins de 40 euros. La conception du Picoo Z n'en est pas moins ingénieuse, notamment car ses créateurs ont réussi à mettre en place, via le rotor principal et sa double hélice, un stabilisateur qui permet à l'appareil de toujours rester sur un plan horizontal. Quoi que fasse l'utilisateur, l'hélicoptère ne devrait logiquement pas partir en chandelle ou piquer vers le sol (à moins qu'un projectile non identifié vienne interrompre sa course, mais ceci est une autre histoire ;-)).

Contrepartie de cette stabilité garantie : le Picoo Z offre une palette de mouvements relativement limitée. Il est par exemple impossible de pencher le nez de l'appareil de façon à le faire avancer de façon rectiligne ou d'effectuer des déplacements latéraux. Hormis la commande des gaz, qui permet de réguler l'altitude, les deux autres dispositifs de contrôle proposés serviront essentiellement à accentuer ou atténuer la rotation de l'appareil sur lui-même.

Comme vous aurez pu le constater lors de certaines séquences de notre vidéo, le maniement du Picoo Z n'est pas forcément facile à appréhender, mais il suffit généralement d'une dizaine de minutes pour contrôler les mouvements de l'appareil. En jouant avec les effets de rotation et avec les trois commandes à disposition, on arrivera même à faire avancer ce dernier dans la direction de son choix. Du fait de son poids très limité, le Picoo Z supporte assez bien les atterrissages en catastrophe, mais le rotor principal se révèle assez fragile et des chutes répétées pourraient bien le fragiliser ou l'amener à se tordre, ce qui compromet sérieusement les capacités aériennes de l'ensemble.

Picoo Z
Notons que ce petit hélicoptère est livré avec trois autocollants qui, judicieusement placés, permettent d'alourdir légèrement l'avant de l'appareil. Ainsi lesté, le Picoo Z avance bien plus franchement, mais les manœuvres deviennent beaucoup plus délicates à effectuer. Lesté ou non, Picoo Z et ses 10 grammes ne sont clairement pas destinés à un usage en extérieur, à moins que nous vous choisissiez un jour sans vent.

Piloté au bureau, le Picoo Z ne vous vaudra pas que des amis parmi vos collègues surtout si, comme nous, vous tentez de vous poser sur leurs têtes, Claviers ou tasses de café, sans parler de ce vrombissement ténu, mais exaspérant. D'ici à ce que l'un d'eux tente de mettre fin au raid aérien à l'aide d'un canon USB, il n'y a qu'un pas qu'il vaudrait peut-être mieux ne pas franchir. En attendant, pour les grands enfants comme pour les plus jeunes, il offre un agréable divertissement pour une somme tout à fait raisonnable compte tenu des tarifs pratiqués dans l'aéromodélisme. Une fois rodés sur le Picoo Z, peut-être les vrais amateurs se tourneront-ils ensuite vers des véritables hélicoptères radiocommandés.

 
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